
Le Gouvernement souhaite rendre l’enseignement de l’histoire-Géographie optionnelle en filière scientifique. Alors que 52% des bacheliers généraux sont dans ces filières, cela signifierait que plus de la moitié des lycéens n’aurait plus d’enseignement historique.
L’histoire est indispensable pour pouvoir appréhender le monde dans lequel nous vivons, cette décision est grave et la Revue Socialiste vous présente ci-dessous la pétition qui appelle au retrait de cette réforme.
« La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle. A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant. Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens. »
Signataires: Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po). Ont apporté samedi leur soutien depuis l’appel publié dans la première édition du JDD: Abd Al Malik (artiste), Eliette Abécassis (écrivain), Laure Adler (journaliste écrivain), Pierre Arditi (comédien), Martine Aubry (Premier secrétaire du PS), Guillaume Bachelay (Secrétaire national du PS à l’industrie), Claude Bartolone (député PS), Jean-Christophe Cambadélis (député PS), Jérôme Clément (PDG d’Arte), Boris Cyrulnik (psychiatre et neurologue), Philippe Delerm (écrivain), Harlem Désir (député européen), Marc Dugain (écrivain), Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts), Laurent Fabius (député PS, ancien Premier ministre), Bruno Julliard (secrétaire national à l’éducation du PS), Hervé Hamon (écrivain), Robert Hue (sénateur CRC-SPG), Jack Lang (député PS, ancien ministre de l’Education nationale), Maurice Leroy (député NC), Philippe Meirieu (professeur d’université), Pierre Moscovici (député PS), Michel Onfray (philosophe), Mona Ozouf (historienne),Vincent Peillon (député européen PS), Olivier Nora (PDG éditions Grasset et Fayard), Ségolène Royal (présidente du conseil régional de Poitou-Charentes), François Rebsamen (Sénateur PS), Marielle de Sarnez (vice-présidente du Modem et députée européenne), Manuel Valls (député PS)
Revue Socialiste


SUPPRIMER L’HISTOIRE S’EST UN MOYEN ÉVIDENT DE FAIRE DES GÉNÉRATIONS FUTURES DES INCULTES QUI SUIVRONT COMME DES MOUTONS DE PANURGES LE MEILLEUR ORATEUR ET QUI NE CONNAITRONS RIEN DE NOS COMBAT POUR UN PARTAGE DES RICHESSES ET LA SUPPRESSION DES INJUSTICES. ET SURTOUT SEUL UNE ÉLITE AURA ACCÈS A DES COURS D’HISTOIRES PRIVES.
L’histoire, c’est se qui forge l’avenir, sans elle les échecs passés referont surface.
pascal de tomblaine 54 .dit l’histoire s’est notres patromoine et la richesse.ils veulent faire des économis de bouts de chandelles.ils prennent les gens pours des gogos.il y aurrais pas eus la république sans la révolution ,la commune ,le front populaire de 1936.et 1968 .et les gréves d’aprées guerre .s’est les combats.alors ces messieurs de droite qui sens mettrent pleims les fouilles c’est des des ipotritent pour pas dire de gros mots.le progrés socials ca se construits .
Je trouve cela honteux de vouloir mettre l’histoire géographie et qui l’une des matière principale a enseigner. Il faut qu’on soyent tous au courant de notre passé !