Revue de réflexion du Parti Socialiste

 
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Refonder l’Ecole. Un nouveau pacte éducatif

Claude Lelièvre est historien de l’éducation et Professeur à l’Université René Descartes-La Sorbonne. Il est notamment l’auteur de Les politiques scolaires mises en examen : Onze questions en débat, ESF, Paris, 2008.

Les derniers résultats du « Baromètre des services publics »  (sondage BVA pour France Info et les Echos, paru en juillet dernier) mettent l’éducation au tout premier rang des priorités. Une première. Pour 60% des Français interrogés, l’éducation vient en tête de leurs attentes prioritaires en matière d’action publique. En hausse de près de 20% par rapport à la précédente vague d’enquête (datant de 2010), alors que jusqu’ici la priorité des Français était l’emploi et la lutte contre le chômage ( qui arrive désormais en deuxième position ).

Par ailleurs, un sondage du CSA effectué le 10 août  dernier fait apparaître que « l’école et l’éducation » (avec 35% de réponses ) figurent en deuxième position ( après « l’emploi », qui recueille 42% des avis ) lorsqu’on demande aux sondés « Quels sont, parmi les sujets suivants, ceux qui vous paraissent les plus importants en France aujourd’hui ? ( deux réponses possibles ) ». Suivent de loin « l’assurance maladie et la santé » ( 21% des réponses ), le « pouvoir d’achat » ( 20% ), les « retraites » (18% ), la « dette publique de la France » ( 17% ), « l’environnement » ( 10% ), « la sécurité des biens et des personnes » ( 10% ), « l’immigration » ( 8% ), « les impôts et les taxes » ( 7% ), « la politique étrangère » ( 3% ), aucun de ces sujets ( non suggéré) : 2%. Certes, on sait que les sondages ont leurs limites ( même lorsqu’ils ont été effectués selon les règles de l’art, ce qui est le cas en l’occurrence ) ; mais on aurait tort de les rejeter d’un revers de main, car il est vraiment rare que la question éducative se trouve à cette hauteur.

Cela reflète sans aucun doute une forte inquiétude ambiante quant à la ‘’question scolaire’’ en particulier ; et une nette prise de conscience de la dégradation accélérée qui a eu lieu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Des territoires entiers, dans les banlieues et dans les départements ruraux, sont condamnés à un abandon éducatif que la suppression de la carte scolaire n’a fait qu’aggraver. Les retraits de postes par milliers depuis 2007 (66000 suppressions en cinq ans), la disparition programmée des RASED, la réforme calamiteuse de la formation des enseignants, la réduction brutale à quatre jours de classe par semaine imposée à l’école primaire, l’appauvrissement et le désordre des programmes et des évaluations, notamment dans le primaire et au collège, mais aussi au lycée : tout cela laisse une Education nationale exsangue et désorientée. Les sondages annuels effectués par le CSA à la demande du SNUipp ( le principal syndicat de professeurs des écoles ) montrent d’ailleurs que cela commence à être clairement perçu par les Français. Alors qu’ils n’étaient en août 2008 que 37% à estimer que « les mesures prises par le gouvernement pour l’école maternelle et élémentaire »  allaient « plutôt dans le mauvais sens », ils sont désormais 50% à le penser ( 16% ne se prononçant pas ).  Et en août 2011, « la réduction de l’échec scolaire » est jugée comme « allant plutôt dans le mauvais sens »  par 61% des Français ainsi que « la formation des enseignants » (par 59% ). Enfin, la politique de non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite est rejetée quasi unanimement (par 82% des Français selon le dernier sondage du CSA ).

Face à cette montée de l’inquiétude (voire du rejet ) concernant sa politique scolaire, le pouvoir en place tente de jouer ( là comme ailleurs ) la carte du ‘’mouvement ‘’ contre ‘’l’immobilisme’’, en arguant d’une ‘’révolution’’ qu’il aurait initiée ( où l’on passerait du ‘’quantitatif’’ au qualitatif’’ ). On peut noter que la première convention de l’UMP en vue des futures élections présidentielles et législatives a été consacrée aux questions scolaires. Et les multiples déclarations qui ont eu lieu ces derniers temps vont pour l’essentiel dans le même sens, en ne craignant pas de forcer le ton et de manier l’hyperbole. Le 11 juin, le chef de l’Etat n’a pas hésité à dire que la ‘’personnalisation’’ de l’éducation est la « troisième révolution », après celle de Jules Ferry et celle de la ‘’massification’’. Et Nicolas Sarkozy a annoncé que, pour cela, l’un des « grands chantiers du futur » (sur lequel il « reviendra dans les mois à venir ») portera sur le statut des enseignants (dont le « rôle ne se limite pas à la classe ») conjoint au « développement du rôle de l’établissement ». On aurait tort de penser que c’est là simple improvisation de circonstances. Dans Le Monde du 28 août  2010,  le ministre de l’Education nationale Luc Chatel avait déjà affirmé que  « l’école doit aujourd’hui relever trois défis. Le défi de la personnalisation […]. Deuxième défi : l’autonomie (de l’établissement) […]. Troisième défi : celui des ressources humaines […]. Tous ces défis reposent sur un changement dans notre manière d’appréhender la question scolaire. Sans bruit, une véritable révolution s’opère sons nos yeux. Une révolution copernicienne : nous sortons d’une approche quantitative du ‘’toujours plus’’ pour aller vers le ‘’toujours mieux’’. Une révolution silencieuse : l’école a moins besoin de grands soirs que de petits matins quotidiens ». Et à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, en septembre de cette année, Luc Chatel a repris avec constance et ostentation le thème de la « troisième révolution », celle de la « personnalisation ».

Comme pour toute « révolution », il s’agit bien sûr de « changer de base » ; mais « silencieusement » (« insidieusement »), car l’enjeu est en réalité de saper les bases mêmes du service public d’éducation. Cette entreprise est déjà  tellement bien entamée qu’il ne saurait suffire de corriger ou d’infléchir ce qui est en route, mais que l’on peut ( et que l’on doit sans doute ) penser à une « refondation de l’Ecole » pour être à la hauteur du défi. Face à la politique éducative désastreuse de ces dernières années, qui a sapé en profondeur les fondements de l’Ecole républicaine et laïque, reconstruire ce que la droite a cassé et  réinjecter les indispensables moyens qui font aujourd’hui défaut, ne sauraient suffire et être à la hauteur de l’enjeu. Il nous faut retrouver les fondements de l’école et mettre clairement en avant, face aux limitations du néo-libéralisme et au désastre social de l’élitisme de notre système scolaire, les finalités premières d’une Ecole républicaine, démocratique et laïque. « Refonder l’Ecole » c’est renouveler ses fondements en les retrouvant et en les mettant en œuvre à hauteur du XXI° siècle, pour le XXI° siècle.

Il s’agit de refonder l’Ecole républicaine et laïque à partir de sa base fondamentale, à savoir l’Ecole obligatoire (celle que l’on doit à tous et à chacun) ; et de privilégier avant tout pour cela l’enseignement primaire (avec son école maternelle ). On peut reprendre ici pour mémoire quelques-unes des propositions qui figurent dans le projet adopté par le Parti socialiste. « Rendre la scolarité obligatoire dès 3 ans ». « L’école primaire, une priorité absolue » […] c’est donc là qu’il faut concentrer les moyens, en particulier sur le premier cycle des apprentissages  […] ; cela nécessite un engagement particulier : refonte des programmes et de leurs évaluations, classes à effectifs restreints là où c’est nécessaire, renfort éventuel d’un deuxième professeur dans certaines classes pour personnaliser l’enseignement… ». « Le collège doit évoluer en s’inscrivant dans une plus grande continuité avec l’école primaire pour garantir la transmission d’un socle commun pour tous avant la fin de la scolarité obligatoire en permettant une plus grande souplesse des parcours. Nous proposons que les élèves bénéficient d’une culture commune par un large panel d’enseignements communs, pour tous ». « Le lycée de toutes les réussites […] : atteindre enfin 80% d’une classe d’âge diplômée du baccalauréat et qualifier 100% d’une classe d’âge ».

Pour aller jusqu’au bout de la réflexion et de la conversion à faire afin de « refonder l’Ecole » sur des bases nettement plus égalitaires, il faut impérativement prendre la mesure de la profonde inégalité de l’Ecole française et de nos ‘’impasses ‘’ antérieures. La France, dit-on souvent (et on a raison de la dire) est l’un des seuls pays où l’égalité est une mission pour l’école. Sans doute. Mais la France est aussi l’un des pays où les résultats des élèves à leur sortie de l’école obligatoire sont les plus dépendants de leurs origines socioculturelles, et les plus inégalitaires… Si on opère un bref retour en arrière, on peut constater que la part du PIB ( produit intérieur brut ) attribué au système scolaire a fortement augmenté durant les cinq premières années du second septennat de François Mitterrand, passant de 6,3% en 1989 à 7,4% en 1994, pour rester à peu près à cette hauteur jusqu’à la fin du siècle, et redescendre ensuite ( à l’exception d’un certain rebond durant les années où Lionel Jospin a été Premier ministre ) jusqu’au pourcentage actuel, à savoir 6%. Ce qui est assez troublant et pose immédiatement question, c’est que les premiers tests PISA qui ont eu lieu en 1999 ont mis en évidence que la France était, parmi les 30 pays étudiés, celui où l’écart des résultats entre les élèves de statuts socio-culturels favorisés et ceux de statuts socio-culturels défavorisés était le plus important. Et cela pouvait aller jusqu’à un écart inégalitaire double de celui de certains pays, tels que la Finlande bien sûr, mais aussi le Japon ou le Canada ( pourtant eux aussi dans la sphère ‘’néo-libérale’’..). Or cela a été montré sur des élèves qui, en France, avaient justement effectué leur scolarité obligatoire au moment de la forte croissance de la part du PIB dévolu au système scolaire. Dur !

Cela indique peut-être simplement qu’il ne faut pas seulement s’intéresser à l’effort global consenti, mais qu’il importe aussi de savoir où vont ces moyens financiers. A ce sujet, l’augmentation des moyens consentis sous le second septennat de Mitterrand est d’abord et avant tout allée aux élèves de lycée, puis – nettement moins – à ceux de collège ; et enfin, en dernier lieu, aux élèves du primaire. Cela d’ailleurs commence à se savoir que le coût moyen de l’élève du primaire français est actuellement inférieur de 14%   à celui de la moyenne des pays de l’OCDE, alors que le coût moyen de l’élève de lycée français est – lui – supérieur de 13% à celui de la moyenne des pays de l’OCDE. Certes les choix budgétaires ne font pas tout, mais ils sont significatifs de toute une politique et ils y participent activement. In fine, comme l’ont déjà dit les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet dès 1989, quand cessera–t-on, en France, de « compter  sur la hausse du plafond pour relever le plancher » ? Et, bien sûr, d’avoir les résultats particulièrement inégalitaires  qui vont avec une politique scolaire prioritairement orientée vers un ‘’élitisme dit républicain’’. D’autant que la publication, le 13 septembre de cette année, des « Regards sur l’éducation » de l’OCDE ne montrent pas de signes d’amélioration, bien au contraire. Le taux de scolarisation des 15-19 ans a diminué en France de 5 % de (89% à 84% ) alors qu’il augmentait dans le même temps de 9% dans la moyenne des pays de l’OCDE. Le salaire moyen des enseignants est inférieur à la moyenne de l’OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d’expérience. Enfin, et sans doute surtout, la France est plus que jamais (avec la Nouvelle Zélande ) le pays où l’écart des résultats entre les élèves de statuts favorisés et ceux de statuts défavorisés aux tests internationaux PISA est le plus grand.

Dans ce contexte chargé, il n’est pas sans intérêt de noter que le projet d’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) rendu public ce même mardi 13 septembre souligne que «notre système éducatif  a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités […]. Plus récemment, une conjoncture défavorable, de très sévères restrictions budgétaires et des suppressions de postes sont venues compromettre cette situation ». Pour y remédier, le CESE prône de « faire de l’école et du collège la priorité », notamment « en confortant l’école maternelle dans sa mission et en favorisant la socialisation des 2-3 ans ». Le CESE recommande aussi de « refonder l’éducation prioritaire » en y « concentrant les moyens pour agir de façon intensive », de « rendre réellement professionnelle la formation initiale des futurs enseignants » et  de « faire un effort massif de formation continue des personnels ».

La question de la formation (initiale et continue) des enseignants doit être effectivement une dimension essentielle si l’on veut vraiment « refonder l’Ecole », la « redresser » à partir de sa base, l’école obligatoire. Plus généralement, cette « refondation » ne peut se faire sans eux (et encore moins contre eux), ce qui implique la mise en place et en œuvre d’un « pacte éducatif » avec les enseignants en premier lieu, et plus généralement avec l’ensemble des acteurs de l’éducation. Signe de son importance et d’un fort accord de principe là-dessus, l’idée d’un « pacte éducatif » a d’ailleurs été formulée par la plupart des candidats aux primaires citoyennes qui viennent de se dérouler. A cet égard, on aurait certainement tort de négliger le travail déjà accompli dans le cadre initial dit de l’Appel de Rennes ( lancé il y a plus de trois ans) et qui a abouti à l’Appel dit de Bobigny ( rendu public en octobre 2010) lequel a précisément lancé un « appel à la Nation et à ses responsables politiques pour un grand débat national et des engagements solennels avant les échéances nationales qui détermineront l’avenir ».

On peut dire en effet que cela a été un évènement sans précédent historique , en particulier en raison du nombre et de la diversité des organisations signataires qui se sont mises d’accord non pas sur de simples dénonciations ou refus, mais sur un ensemble de propositions ( pas moins de cinq objectifs prioritaires, déclinés en 18 propositions ; certaines fortement élaborées, d’autres moins mais toutes unitaires ). Ce sont en effet exprimés ensemble des syndicalistes ( à savoir quatre grandes centrales syndicales : la CGT ; la CFDT avec le SGEN–CFDT et la FEP-CFDT ; l’UNSA avec l’UNSA-éducation, le SE-Unsa et le SEP-Unsa ; la FSU, avec le SNUipp, le SNES, le SNEP et le SNUEP-FSU ) ; la première fédération de parents d’élèves ( la FCPE ) ; la quasi totalité des associations d’éducation populaire et complémentaires de l’enseignement ( avec notamment la présence très active de la Ligue de l’enseignement ), des mouvements pédagogiques, les 80 villes du Réseau français des grandes villes éducatrices. Ce n’est pas rien. Cela peut être un appui. C’est en tout cas un signe des temps ( positif, et sans doute porteur d’avenir.

Il est en particulier remarquable que dans ce document signé par de nombreux partenaires et acteurs de l’éducation ( notamment syndicaux ), la question des moyens n’occupe qu’un espace restreint, même si ce qui est dit vaut la peine d’être connu ( car tout à fait significatif des choix prioritaires effectués en commun dans la situation actuelle ) : « Nous proposons que le principe d’équité guide toutes les décisions. Ceci nécessite des choix politiques en faveur des territoires et des jeunes subissant aujourd’hui des inégalités et des discriminations insupportables et en faveur de l’école et du collège. Cela exige que l’Etat joue tout son rôle de garant de l’équité à travers des mécanismes de péréquation entre territoires et oriente d’abord les moyens supplémentaires vers l’école primaire et le collège ».

Les propos tenus par des dirigeants de syndicats d’enseignants importants à la dernière scolaire montrent que les possibilités d’aller vers un « pacte éducatif » à la mesure d’une « refondation de l’Ecole » à l’ordre du jour sont bien présentes.

Le 29 août, le site ‘’ToutEduc’’ a souligné que « le Snes n’est ‘’pas fermé à des discussions’’ sur les missions et le statut des enseignants à condition qu’il y ait relance de la démocratisation de l’enseignement. C’est ce que répondent ses trois responsables, interrogés par ToutEduc sur l’après 2012, Nicolas Sarkozy ayant annoncé une refonte du statut, et Martine Aubry une ‘’refondation du système éducatif’’ […]. Le Snes souhaite un enseignement secondaire pour tous, général, technologique ou professionnel, et une obligation scolaire portée à 18 ans, avec, à  terme, un objectif de 100% au niveau bac ».

Le 2 septembre, le SGEN-CFDT a plaidé dans sa conférence de presse pour « un contrat entre la Nation et son Ecole » et a souligné que « la nécessité de changer l’Ecole » s’impose comme une évidence dans toute la société. Le SGEN-CFDT s’est prononcé pour « un Grenelle de l’éducation ». Il faut mettre tous les acteurs autour de la table, a-t-il précisé, « y compris les acteurs économiques car les autres forces sociales ont des points de vue à faire valoir. Et il faut prendre le temps du débat ».

Le 30 août, le SE-Unsa  a indiqué avec force dans son communiqué de presse de rentrée que «les personnels se refusent à entrer dans un modèle en construction qui a pour objectif de changer la nature même de l’Ecole. Un modèle où la concurrence, la performance, le management seraient les maîtres mots d’un système éducatif concurrentiel dans lequel l’éducation deviendrait un bien de consommation […]. Dans le même temps les personnels perçoivent les limites d’un modèle républicain qui ne tient plus ses promesses et qui n’est plus en capacité d’offrir à chaque élève les voies de son épanouissement personnel et professionnel […]. Notre système éducatif est à la croisée des chemins, conclut le SE-Unsa. L’Education est un droit. Il doit être garanti par l’Etat et relève d’une mission de service public. Il faut tout à la fois cesser l’hémorragie des emplois et refonder l’Ecole de la République ».

Le candidat du parti socialiste à l’élection présidentielle du printemps 2012 – François Hollande – a déjà proposé en mai de cette année la mise en place d’« un nouveau pacte éducatif pour démocratiser la réussite » : « l’école a réussi le pari de la massification, mais pas celui de la démocratisation de la réussite  [ …]. La démocratisation de la réussite passe d’abord par de nouveaux moyens affectés à l’éducation de nos enfants, et donc par l’arrêt des suppressions d’emplois à l’Education national ; mais aussi par la généralisation de la prise en charge de la petite enfance, par la priorité donnée à l’enseignement primaire… ».

Il convient à l’évidence de  commencer la réflexion et la concertation le plus tôt possible. L’enjeu est bien là, perçu comme l’un des plus importants par les Français en ce moment des présidentielles : refonder notre système éducatif aujourd’hui en crise. Et l’axe principal de sa résolution est bien à l’ordre du jour : la nécessité et la possibilité d’un nouveau pacte éducatif  entre la Nation et les professionnels de l’éducation.

Claude Lelièvre

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