Revue de réflexion du Parti Socialiste

 
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« Pour une société de l’être et non de l’avoir. »

Le  Comité économique, social et culturel du PS (CESC) a publié un nouveau cahier pour tenter de cerner les maux de la « société de l’avoir » et tenter de dégager des pistes concrètes pour faire émerger une « société de l’être » qui soit humaniste, universaliste et habitée par le souci de l’intérêt général.

Nous vous invitons à lire ce court ouvrage très pédagogique et particulièrement clair.

Les socialistes, Idées reçues.

Les socialistes à l’épreuve du temps

Les idées reçues sont tenaces, au point de tourner parfois à la caricature. Qui mieux qu’Alain Bergounioux, historien renommé et membre de la direction du PS, pour apporter un éclairage distancié et approfondi sur la « geste » socialiste ? Laquelle s’est construite comme une critique au capitalisme, son irrationalité et ses injustices, hors du champ de l’anarchisme, du communisme ou des mouvements gauchistes les plus virulents dans lequel certains auteurs ont parfois tenté de le confiner. Préjugés parmi d’autres qui ont parfois résisté à l’épreuve du temps. Où sont les continuités, où sont les ruptures ?, s’interroge le président de l’OURS qui se livre ici à une étude dans la durée. Ce qui compte, au fond, c’est les valeurs et les principes qui ont été définis assez tôt et sont toujours d’actualité. Ce que montre parfaitement Alain Bergounioux.

Alain Bergounioux, Les socialistes, Idées reçues, Le Cavalier Bleu, 128 pages, 9,8 €Les SL

Pétition contre l’histoire en option

Le Gouvernement souhaite rendre l’enseignement de l’histoire-Géographie optionnelle en filière scientifique. Alors que 52% des bacheliers généraux sont dans ces filières, cela signifierait que plus de la moitié des lycéens n’aurait plus d’enseignement historique.

L’histoire est indispensable pour pouvoir appréhender le monde dans lequel nous vivons, cette décision est grave et la Revue Socialiste vous présente ci-dessous la pétition qui appelle au retrait de cette réforme.

« La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle. A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant. Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens. »

Signataires: Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po). Ont apporté samedi leur soutien depuis l’appel publié dans la première édition du JDD: Abd Al Malik (artiste), Eliette Abécassis (écrivain), Laure Adler (journaliste écrivain), Pierre Arditi (comédien), Martine Aubry (Premier secrétaire du PS), Guillaume Bachelay (Secrétaire national du PS à l’industrie), Claude Bartolone (député PS), Jean-Christophe Cambadélis (député PS), Jérôme Clément (PDG d’Arte), Boris Cyrulnik (psychiatre et neurologue), Philippe Delerm (écrivain), Harlem Désir (député européen), Marc Dugain (écrivain), Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts), Laurent Fabius (député PS, ancien Premier ministre), Bruno Julliard (secrétaire national à l’éducation du PS), Hervé Hamon (écrivain), Robert Hue (sénateur CRC-SPG), Jack Lang (député PS, ancien ministre de l’Education nationale), Maurice Leroy (député NC), Philippe Meirieu (professeur d’université), Pierre Moscovici (député PS), Michel Onfray (philosophe), Mona Ozouf (historienne),Vincent Peillon (député européen PS), Olivier Nora (PDG éditions Grasset et Fayard), Ségolène Royal (présidente du conseil régional de Poitou-Charentes), François Rebsamen (Sénateur PS), Marielle de Sarnez (vice-présidente du Modem et députée européenne), Manuel Valls (député PS)

Lionel Jospin « Les socialistes face à la crise du capitalisme ».

Reprenant l’intervention de l’ancien Premier ministre lors des Rendez-vous de l’Histoire de Blois d’octobre 2009, à l’invitation de la Fondation Jean-Jaurès et de l’Office universitaire de recherche socialiste, cet essai livre une vision à la fois historique et personnelle des rapports entre socialisme et capitalisme.

Nous vous invitons à télécharger cet essai grâce au lien à droite de la page.

Le partage des richesses et les moyens de réduire les inégalités.

Vous trouverez ci-joint la dernière note du laboratoire des idées.

Au croisement de plusieurs disciplines (économie, philosophie, sociologie, GRH…), le groupe qui a travaillé sur le partage des richesses et les inégalités a établi un diagnostic précis sur l’évolution des salaires nets en France, le creusement des inégalités de revenus, en analysant en particulier la situation par catégories de salariés, et l’explosion des plus hautes rémunérations, qui viennent accentuer encore l’ampleur des inégalités de patrimoines entre les ménages.

A lire de toute urgence!

http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/